Nous inspirant de la Parole de Dieu, nous appuyant sur les textes de Vatican II et dans un esprit de collaboration et de participation, nous voulons favoriser des échanges libres et constructifs sur les défis et les enjeux majeurs qui interpellent l’Église de notre temps.

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Rencontre virtuelle sur l’encyclique Fratelli Tutti

Le 14 janvier 2021, Le Parvis de Québec a convoqué ses membres pour un échange sur le chapître 5 de l’encyclique Fratelli Tutti.

Plus de 46 personnes ont participé à la présentation des exposés de MM. Louis Balthazar, Guy Bédard et Claude Cantin
En raison d’un problème technique, plusieurs autres personnes qui ont pris la peine de s’inscrire n’ont pu accéder aux exposés. Nous nous en excusons profondément en vous demandant de nous pardonner, d’autant plus que c’est notre premier essai sur ce medium.
Vous trouverez donc, ci-contre , la reproduction intégrale de la session que nous avons tenue aujourd’hui. Il suffit de cliquer sur la «flèche».
Vos commentaires seraient appréciés en écrivant à :  parvis@videotron.ca

Guy Bédard à  4 min 57 sec

Louis Balthazar à 23 min 06 sec

Claude Cantin à 33 min 12 sec

N.B.: La Caisse d’économie solidaire travaille à réduire les inégalités sociales : https://caissesolidaire.coop/      Il est facile d’en devenir membre.

Une joie imprenable

N’avons-nous pas l’impression de vivre, en ces jours-ci, dans un pur désordre? D’une part, une pandémie qui n’en finit pas de dicter ses lois, venant bousculer nos comportements habituels, nos solidarités, nos amitiés, nos projets de Noël, nos projets d’avenir. Et on nous annonce un nouveau confinement complet…pour Noël ! D’autre part, viennent s’additionner à cette facture déjà salée, les élucubrations d’un voyou errant élu, il y a 4 ans, président des États-Unis devenus les États « désunis ». Battu aux élections américaines, il refuse de partir. À la nouvelle de la victoire de son opposant, le monde entier a lancé un soupir de soulagement. Mais les gens ont de nouveau été brisés en sachant qu’il ne voulait pas concéder la victoire. Chaos, désordre, incertitude : beaucoup de tristesse pèse sur notre joie devenue troublée, contrariée, affaiblie.

Un magnifique chant de Taizé, écrit par frère Roger, dit ceci : Jésus, le Christ, lumière intérieure, ne laisse pas les ténèbres me parler. Faut-il laisser ces ténèbres assombrir notre joie, pierre précieuse de notre intériorité? J’ai essayé de trouver quelques points lumineux pour chasser ces ténèbres.

Visite d’abord chez Frédéric Lenoir, La puissance de la joie, Ed. Fayard, 2015. Pour lui, la joie de vivre de notre enfance vit encore à l’intérieur de nous, telle une source d’eau enfouie sous un tas de cailloux. Lorsque nous nous mettons dans un autre état d’esprit, une pierre se déplace et un jet de joie jaillit. La joie est en nous. Elle nous est donnée, mais nous l’étouffons en nous laissant envahir par les événements qui passent ou par un ego trop envahissant. « La joie parfaite réside dans ce grand « oui sacré à la vie », dans « la force du consentement ». « En faisant l’effort de consentir au fait que nous n’avons aucun pouvoir sur tel événement qui embrume notre joie, la paix intérieure revient avec sa grande sœur, la joie elle-même », dit-il.

Deuxième visite : j’ai frappé à la porte de Lytta Basset, théologienne anglicane bien reconnue. Elle m’a ouvert son magnifique bouquin « La joie imprenable », dont voici quelques passages. « La joie est-elle possible sur cette terre? Une joie qui ne se laisserait pas détruire par les circonstances de la vie, une joie imprenable, autre que le plaisir ou la béatitude?»… «Une lecture renouvelée de la parabole du fils prodigue révèle comment des expériences aussi négatives que l’échec, la solitude, la frustration ont, paradoxalement, partie liée avec l’éclosion de la joie ». Lytta Basset explore cette « joie parfaite » promise par Jésus, qui est adhésion à l’existence tout entière, sans exclusion de rien, ni de personne. Dans deux autres ouvrages « Moi, je ne juge personne » et « Le pouvoir de pardonner », elle montre comment toute tentative d’ouverture à l’autre, toute démarche pour lier une relation vraie avec l’autre deviennent porteuses de cette joie dont parlent les évangiles. 

Quatre livres … de Noël…pour retrouver une joie imprenable.

Guy Bédard

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L’ÉTRANGER

Voilà un mot qui évoque souvent la peur, la méfiance ou le rejet.

Dans l’Évangile il prend au contraire une dimension positive, même privilégiée. Plusieurs personnes étrangères sont mises en évidence. Jésus va même jusqu’à s’identifier à l’étranger: “J’étais un étranger et vous m’avez accueilli” (Mt, 25, 35).

Le Pape François consacre un chapitre entier de sa récente encyclique Fratelli Tutti à la parabole du bon Samaritain en soulignant que ce dernier était considéré comme un étranger par les Juifs du premier siècle:

­          “Ce qui est proposé, c’est d’être présent aux côtés de celui qui a besoin d’aide, sans  se soucier de savoir s’il fait partie ou non du même cercle d’appartenance. Dans ce cas-ci, c’est le Samaritain qui s’est fait proche du Juif blessé. Pour se faire proche et présent, il a franchi toutes les barrières culturelles et historiques. La conclusion de Jésus est une requête : « Va, et toi aussi, fais de même » (Lc 10,             37). Autrement dit, il nous exhorte à laisser de côté toutes les différences et, face à la souffrance, à devenir proche de toute personne.” (ch.2, 81)

Kamala Harris, vice-présidente élue des États-Unis, témoignait à son tour, durant la récente campagne électorale, de cette ouverture à l’étranger:

            “Jésus nous dit une parabole au sujet d’un étranger qui vient à l’aide d’un homme             battu, abandonné au bord de la route. Cela nous aide à déterminer qui est notre voisin. Le voisin n’est pas celui qui a le même code postal…. Nous sommes tous   frères et sœurs.”

Nous pouvons donc prévoir que la prochaine administration américaine en vienne à nouveau à accueillir tous ces réfugiés qui frappent à la porte de ce grand pays. Pouvons-nous souhaiter que le Canada fasse de même? Et le Québec est-il bien fondé de vouloir réviser à la baisse l’accueil de ceux qui cherchent refuge chez nous?

Plusieurs répondront qu’il nous importe d’abord de nous occuper de ceux qui souffrent autour de nous. À ce compte nous n’en viendrions jamais à trouver une place aux étrangers, à entendre la parole de l’Évangile et le message du Pape François.

Louis Balthazar- 30 novembre 2020

Adresse de réponse : parvis@videotron.ca

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Sait-on garder le cap sur l’essentiel?

En ce temps de pandémie, comme beaucoup d’entre vous, j’écoute les messages fréquents des hommes et des femmes politiques à la télévision. J’ai une certaine admiration pour les efforts qu’ils mettent à faire comprendre la situation qui est la nôtre et pour susciter chez chacun une adhésion à un combat difficile et interminable contre un virus que personne ne contrôle. J’apprécie leur zèle, leur effort pédagogique, leur capacité de se remettre en question, de travailler en terrain inconnu. Je suis conscient de leur fatigue.

Ce qui me réjouit le plus, c’est leur attention aux personnes les plus vulnérables : les résidents en CHSLD, les personnes souffrant d’une maladie mentale, les jeunes qui ont des difficultés d’apprentissage, les malades et gens âgés qui ont besoin d’aides à domicile, les citoyens et citoyennes qui n’ont pas le minimum pour vivre décemment. En cela, ces responsables politiques rejoignent ce qu’affirme le pape François dans sa dernière Lettre encyclique sur la fraternité et l’amitié sociale, publiée le 3 octobre 2020. Dans le cinquième chapitre qui a pour titre La meilleure politique, ce dernier affirme : « Les hommes (et les femmes) politiques sont appelés à prendre soin de la fragilité des peuples et des personnes. Prendre soin de la fragilité veut dire force et tendresse, lutte et fécondité, au milieu d’un modèle fonctionnaliste et privatisé qui conduit inexorablement à la culture du déchet… Cela signifie prendre en charge la personne présente dans sa situation la plus marginale et angoissante et être capable de l’oindre de dignité.» No 188

Il est à espérer que cette « prise en soin de la fragilité » se traduise en gestes forts dans les divers programmes culturels, sociaux et économiques élaborés pour relancer le développement de notre société au sortir de cette rude épreuve qui a touché plus fortement les laissés pour compte et les plus fragiles des citoyens et citoyennes. Quand viendra le temps des choix, c’est à eux qu’il faudra penser en premier. C’est eux qu’il faudra écouter au-delà des critiques, des mises en garde et des crises des grands groupes d’Intérêt et des privilégiés. Le dévelopement économique que l’on considère comme objectif principal d’une sortie de crise doit se penser en lien avec une meilleure redistribution des revenus, un salaire minimum haussé, la construction de logements sociaux, la création d’emplois pour tous et toutes, des systèmes éducatifs et hospitaliers pertinents pour ceux et celles qui en ont le plus besoin, tout cela sans oublier le défi écologique que nous partageons avec tous les peuples et nations de la terre.

Jacques Racine

Adresse de réponse : parvis@videotron.ca

– Facebook du Parvis :https://www.facebook.com/Quebecparvis/

Être chrétien en temps de pandémie

Le chrétien a reçu du Christ une invitation à s’occuper de son prochain.  Certes on peut le faire à travers des dons. Toutefois, depuis plusieurs années, la Caisse d’Économie Solidaire soutient des entreprises d’économie solidaire, des coopératives, et des organismes sans but lucratif en leur faisant des prêts à des taux compétitifs. On peut lire sur leur site : Nos membres œuvrent dans tous les secteurs d’activité du Système de classification des industries de l’Amérique du Nord-SCIAN, à l’exception du secteur Extraction minière, exploitation de carrière et extraction de pétrole et de gaz.

En y réfléchissant bien, les dépôts des citoyens à cette Caisse servent à aider des gens qui veulent améliorer leur sort.

Il s’agit en effet d’une autre façon de s’occuper de notre prochain qui respecte encore plus la dignité des gens appauvris. «Donner un poisson à un homme, c’est bon, mais lui apprendre à pêcher, c’est mieux»

À chacun de décider.  Voir leur site : https://caissesolidaire.coop/

La pauvreté non seulement devrait nous toucher au profond de notre être, mais il faudrait… poser des gestes.

Équiterre nous informe: OÙ EN EST LA VOITURE ÉLECTRIQUE AU QUÉBEC EN 2020? - LANCEMENT DE LA 2E SEMAINE NATIONALE DU VÉHICULE ÉLECTRIQUE AVEC CHRISTINE BEAULIEU Publié le 16 oct. 2020

La 2e édition de la Semaine Nationale du Véhicule Électrique (SNVÉ) sera lancée le lundi 19 octobre prochain: une édition toute particulière, qui se déroulera en ligne. La comédienne et dramaturge Christine Beaulieu en sera de nouveau la porte-parole.

«Alors que les manières de se déplacer sont chamboulées par la COVID-19 et que les véhicules énergivores gagnent en popularité, je crois que cette semaine est un bon moment pour s’arrêter et faire le point: où en sommes-nous réellement en matière d’électrification des transports au Québec? Comment on peut démocratiser la voiture électrique pour ceux qui n’ont pas encore d’autres alternatives à la voiture pour se déplacer. Il faut aussi défaire certains mythes qui persistent à son sujet», affirme Christine Beaulieu.

Pour toute suggestion ou commentaire, communiquez avec Grégoire Bissonnette dont les coordonnées se trouvent sous CONTACT.

Hélène Anctil, Louis Balthazar, Guy Bédard, Grégoire Bissonnette, Jean-Marc Blondeau, Claude Cantin,  Annine Parent, Jacques Racine

Grégoire Bissonnette (418) 871-3142       gregoire.bissonnette@videotron.ca