Nous inspirant de la Parole de Dieu, nous appuyant sur les textes de Vatican II et dans un esprit de collaboration et de participation, nous voulons favoriser des échanges libres et constructifs sur les défis et les enjeux majeurs qui interpellent l’Église de notre temps.

                                         

Le 17 juin 2019, Madame Marie-Jo Thiel a donné une conférence au Centre Montmartre à Québec. Son volume : « L’Église catholique face aux abus sexuels sur mineurs», Bayard , 714 p., était le thème de la conférence.

Elle est titulaire d’un doctorat en médecine et d’un doctorat en théologie catholique. Elle est la directrice du Centre européen d’enseignement et de recherche en éthique (CEERE) à Strasbourg, depuis sa création en septembre 2005

Elle appelle à «Déconstruire et reformuler certains présupposés théologiques »

Pour autant, si certains voudraient encore ne voir dans ces abus commis par des prêtres que les crimes de quelques « brebis galeuses », une « transgression ponctuelle », la théologienne pointe, elle, un dysfonctionnement institutionnel systémique de l’Église.

Ce qui l’amène à explorer les causes spécifiquement catholiques de ces abus et de leur couverture. Des causes liées notamment à la figure du prêtre, à l’image de Dieu, au « panier de crabes des secrets dans l’Église » (secret pontifical, secret de confession…), au rapport à la norme et au péché… La théologienne analyse aussi très finement le cadre juridique de l’Église, n’hésitant pas à interroger ses lacunes. De fait, le droit canonique ne conçoit l’abus sexuel que du côté du clerc délinquant et uniquement comme faute contre le sixième commandement du Décalogue (l’interdit de l’adultère), sans prendre en compte la souffrance et l’injustice faites aux mineurs

Elle appuie intensément l’appel du pape à « éradiquer les abus sur mineurs », surtout quand François attribue la faute au « cléricalisme », c’est-à-dire à « une vision élitiste et exclusive de la vocation qui considère le ministère reçu comme un pouvoir à exercer plutôt que comme un service gratuit et généreux. »

À la lecture de cette somme passionnante, il apparaît que la crise actuelle ne porte pas seulement sur les abus mais que ces scandales sont les symptômes d’un bouleversement plus profond. Aussi ne suffit-il pas, pour en sortir, de mettre en place des procédures, ni de former des acteurs de terrain, même si c’est essentiel. Il faut bien davantage, estime Marie-Jo Thiel, déconstruire et reformuler « certains présupposés théologiques ».

La réforme passe également par une implication plus grande des laïcs, une meilleure reconnaissance des femmes, une remise à plat du lien historique entre célibat, continence et pouvoir… Ce livre courageux porte un regard critique sur bien des aspects, sans toutefois tomber dans le cynisme ou la désespérance face à l’ampleur du mal. Il est à lui seul la preuve que l’Église a tout à gagner à écouter davantage la voix des femmes pour entamer sa réforme.

«Église, osons de vraies réformes» ! Semblait son cri du cœur.

 

                                                                    Invitation spéciale

  à signer la pétition d’Amnistie internationale réclamant un bureau de surveillance doté de tous les    pouvoirs nécessaires pour que les entreprises canadiennes qui opèrent à l’étranger se                 comportent avec respect envers les populations locales. C’est simple d’agir! Vous pouvez signer     la pétition ici:  https://agir.amnistie.ca/page/41924/petition/1

Il fallait toute la puissance d’évocation et la finesse de Max Gallo pour nous raconter un des plus grands mystères de ce monde : Jésus homme ou Dieu, homme et Dieu…
Au pied de la croix dressée sur le mont Golgotha, Flavius, le centurion romain chargé de mener le supplice, regarde Jésus de Nazareth agoniser en silence. Autour d’eux résonnent des cris de haine, des railleries, mais aussi des prières et des larmes. Et quand le condamné meurt et que le tonnerre déchire le ciel, naît en Flavius une question lancinante : et si cet homme était vraiment le fils de Dieu ? Chargé par Pilate de surveiller les « onze fous et quelques femmes » qui se disent les disciples de Jésus, le centurion part sur les traces de l’homme qui était Dieu, nous emmenant avec lui dans le périple bref et intense de ses trente-trois ans d’existence terrestre

Hélène Anctil, Guy Bédard, Grégoire Bissonnette, Jean-Marc Blondeau, Claude Cantin,  Michel Laberge,  Annine Parent, Jacques Racine

Grégoire Bissonnette (418) 871-3142       gregoire.bissonnette@videotron.ca