La « blessure ontologique » de l’Église catholique par Marco Veilleux

Table ronde lors de l’assemblée générale du Réseau des Forums André-Naud,

Maison de la Madone du Cap de la Madeleine, le 19 octobre 2018

Le rôle de la femme dans l’avenir du christianisme au Québec

(avec Élisabeth Garant et Johanne Philipps)

Lorsque que l’on m’a communiqué le thème de cette table ronde (Le rôle de la femme dans l’avenir du

christianisme au Québec), j’avoue que j’ai sursauté… LA femme? Vraiment? J’ai donc  failli intituler ma

communication : LA femme n’existe pas! Je ne cherche pas ici à être provocateur…

Je crois simplement qu’un des grands problèmes avec le discours officiel de l’Église catholique, sur les

femmes, se situe justement là. On n’y parle pas des femmes concrètes, diverses, désirantes et incarnées;

des femmes « sujets » de parole, de liberté et de volonté… On y parle plutôt de LA femme abstraite…

LA femme dans l’Église ou dans le Christianisme… En parlant des femmes de cette manière, en réduisant

leur diversité et leur réalité sous un terme générique (LA femme), on se piège! Et je pense que c’est dans ce

piège que tombe le titre donné à cette table ronde…

Symptôme de l’influence malheureuse qu’exerce sur nos pensées le discours du magistère catholique? Je

pose la question…

Il faut s’y arrêter. Car, dans ce discours typique du catholicisme, la dignité et la vocation de « LA femme »

sont trop souvent interprétées unilatéralement, à la lumière de la dignité et de la vocation exceptionnelles

de Marie, vierge et mère.

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COMITÉ de COORDINATION

Hélène Anctil, Guy Bédard, Grégoire Bissonnette, Jean-Marc Blondeau, Claude Cantin,  Michel Laberge,  Annine Parent, Jacques Racine.  Gregoire.bissonnette@videotron.ca      418 - 871 - 3142
Une suggestion de lecture Pensez-vous connaître Jésus? Max Gallo est un historien de classe à qui l’on a octroyé un siège à l’Académie Française, en plus d’être Commandeur de la Légion d'honneur (2009) et Grand officier de l'ordre national du Mérite (2013). Il a écrit sur plusieurs grands hommes de l’histoire dont Napoléon, César, Mussolini, et bien d’autres pour nous faire comprendre qui ils étaient. Quand on lit qu’il a écrit le livre: « Jésus, l’homme qui était Dieu», il y a de quoi laisser piquer notre curiosité. Voici ce qu’on lit sur ce volume : « Il fallait toute la puissance d’évocation et la finesse de Max Gallo pour nous raconter un des plus grands mystères de ce monde : Jésus homme ou Dieu, homme et Dieu... Au pied de la croix dressée sur le mont Golgotha, Flavius, le centurion romain chargé de mener le supplice, regarde Jésus de Nazareth agoniser en silence. Autour d’eux résonnent des cris de haine, des railleries, mais aussi des prières et des larmes. Et quand le con- damné meurt et que le tonnerre déchire le ciel, naît en Flavius une question lancinante : et si cet homme était vraiment le fils de Dieu ?» https://www.babelio.com/livres/Gallo-Jesus-lhomme-qui-etait-Dieu/222683
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La « blessure ontologique » de l’Église catholique

par Marco Veilleux

Table ronde lors de l’assemblée générale du

Réseau des Forums André-Naud,

Maison de la Madone du Cap de la Madeleine, le 19

octobre 2018

Le rôle de la femme dans l’avenir du christianisme

au Québec

(avec Élisabeth Garant et Johanne Philipps)

Lorsque que l’on m’a communiqué le thème de

cette table ronde (Le rôle de la femme dans l’avenir

du christianisme au Québec), j’avoue que j’ai

sursauté… LA femme? Vraiment? J’ai donc  failli

intituler ma communication : LA femme n’existe

pas! Je ne cherche pas ici à être provocateur…

Je crois simplement qu’un des grands problèmes

avec le discours officiel de l’Église catholique, sur

les femmes, se situe justement là. On n’y parle pas

des femmes concrètes, diverses, désirantes et

incarnées; des femmes « sujets » de parole, de

liberté et de volonté… On y parle plutôt de LA

femme abstraite…

LA femme dans l’Église ou dans le Christianisme…

En parlant des femmes de cette manière, en

réduisant leur diversité et leur réalité sous un

terme générique (LA femme), on se piège! Et je

pense que c’est dans ce piège que tombe le titre

donné à cette table ronde…

Symptôme de l’influence malheureuse qu’exerce

sur nos pensées le discours du magistère

catholique? Je pose la question…

Il faut s’y arrêter. Car, dans ce discours typique du

catholicisme, la dignité et la vocation de « LA

femme » sont trop souvent interprétées

unilatéralement, à la lumière de la dignité et de la

vocation exceptionnelles de Marie, vierge et mère.

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